Mot de la présidente

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Malgré un nombre croissant et rapide d’accès à l’information, la participation à une journée symposium reste l’occasion pour un grand nombre d’entre nous d’échanger sur les plus récentes données pertinentes à nos champs d’intérêt. À la suite de la publication du récent DSM-5, j’aurais souhaité intituler ce symposium Neuropsychologie et Santé mentale. J’aurais eu alors la fantaisie de découvrir et d’identifier un profil neuropsychologique typique de chacun des diagnostics pour ajouter à la sémiologie déjà existante et ainsi créer notre DSN pour neuropsychologue. Mais l’évaluation et l’intervention auprès d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes « différents » de ceux qui sont « ordinaires » demandent beaucoup plus que la seule participation des neuropsychologues. En fait un grand nombre de professionnels sont préoccupés par une meilleure compréhension et un meilleur traitement de cette clientèle plus vulnérable. C’est donc en pensant à tous ces professionnels, médecins, neuropsychologues, psychologues, psycho-éducateurs, éducateurs, orthopédagogues, ergothérapeutes, orthophonistes, travailleurs sociaux… qui cherchent à améliorer leur pratique quotidienne en comprenant mieux les diagnostics et en explorant de nouvelles stratégies d’intervention que j’ai souhaité vous proposer un symposium. Le thème de l’impulsivité et de son équivalent le défaut d’inhibition ou son contraire, l’excès d’inhibition, m’est venu plus spontanément parce qu’il s’agit d’un symptôme qu’on retrouve dans de nombreuses pathologies neuropsychiatriques pour lesquels on se trouve souvent fort démuni. On essaiera d’en mieux comprendre les mécanismes neurobiologiques qui les sous-tendent. Je n’ai malheureusement pas pu rassembler en 2 journées toutes les pathologies dans lesquelles on observe de tels symptômes, mais nous aurons la chance d’aborder un certain nombre d’entre elles. Ainsi des conférenciers nous parlerons de l’impulsivité, du défaut d’inhibition et de l’excès d’inhibition, dans la schizophrénie, dans la déficience intellectuelle, dans le trouble du spectre de l’autisme, dans le TDAH, dans le syndrome Gilles de la Tourette, dans le trouble obsessif-compulsif, mais aussi chez les enfants agressifs, chez les enfants anxieux ou chez les enfants à haut potentiel. On abordera des modèles d’interventions classiques (telle la médication, le modelage, l’approche cognitivo-comportementale) mais aussi des propositions originales (telles l’hypnose, la méditation, la pleine conscience) pour intervenir adéquatement avec ces jeunes afin d’alléger leur détresse et celle de ceux qui les entourent.

Donnée par :
Francine Lussier (BIO)